Bonjour à toutes et à tous,
Hum, concernant Nadine Grafeille, je ne ferais aucun commentaire sauf que je crois préférable de passer son chemin. Toute information plus détaillée sera transmise par mail ou par téléphone.
La chirurgie Trans en France est en effet un sujet délicat. Il n'y a, par exemple, pas un seul chir français qui sache faire un clitoris innervé.
Cela dit, il ne faut pas jeter la pierre à celles et ceux qui ont recours à une équipe comme celle de Bordeaux. C'est basique (je connais toutefois plusieurs copines qui affirment être parfaitement satisfaites du résultat) mais la chirurgie a le mérite de ne pas avoir de "ratage" connu. C'est bien sûr très insuffisant mais les autres chirs français ne peuvent pas toujours en dire autant.
A cela vient s'ajouter l'argument financier qui est primordial. La prise en charge en France est totale (0 € à débourser) alors que, partout ailleurs en Europe sont demandés des "suppléments" qui sont au minimum de 2000 euros. Beaucoup d'entre-nous ne peuvent pas rassembler cette somme; surtout s'il s'agit de chirurgie FtM qui est beaucoup plus onéreuse.
C'est aussi pour cela, parce que la technique, à défaut d'être performante, est fiable et gratuite, que je ne souhaite pas crier haro sur le Baudet

en parlant de Martin ou de Casoli.
Le problème de la chirurgie Trans en France n'est pas nouveau mais relève d'une problématique plus vaste: la manière dont nous sommes perçuEs.
Tant que nous serons considéréEs comme "irresponsables" au sens d'une altération mentale, rien ne pourra évoluer. Les Politiques eux-mêmes ne voudront pas s'immiscer dans un domaine qui relève de la psychiatrie.
Par contre, le jour où nous sortirons de cette classification (rappelons que les homos, au seuils des années 90 étaient toujours classés comme malades mentaux), les choses commenceront vraiment à bouger. Dès lors, il y a gros à parier que des chirs commenceront à se plonger sérieusement dans la chirurgie Trans... reste à savoir comment les interventions seront financées...
Comme je le dis toujours: nous avons un régime de Sécu imparfait mais qui a le mérite de fonctionner et de nous reconnaître. Malgré notre révolte légitime contre le mépris qui nous entoure, sachons l'apprécier et en tirer le meilleur parti.
N'oublions pas que c'est en grande partie grâce aux associations que les choses avancent. Engagez-vous, rengagez-vous...
Marine.