N' oublions pas l' autre post important de Jessica:
| lysebeth a écrit: |
" Bonjour Szysko.
Sur le forum il n'est pas question de faire du prosélytisme sur les opératopns ou qu'elles soient faites ni de les dénigrer.
Je suis assez surprise pour quelqu'un de jeune qui débute dans sa recherche de soi puisse affirmer que le opérations en France sont douteuses. Je bataille depuis pas mal de temps sur ce qui n'est que des rumeurs propagé souvant par des personnes aigries qui ont eu quelques petits problèmes aux suites opératoires. Pourtant ce genre de problème tout le monde est prévenu et le sait en signant au chirurgien une décharge. Ou pour celles qui n'en n'ont rien a faire parce qu'elles ont les moyens de se payer une opération ailleurs. Je pense que tu est mal renseigné(e). Il a eu suffisement de filles opérées en France qui pourraient t'affirmer le contraire.
Avant toutes choses il faut que tu sache que c'est une opération délicate avec des risques ou que tu aille ces risques sont les mêmes.
Je te conseille de parcourir le forum et bien te renseigner avant de croire qu'une réassignation sera parfaite sur un simple claquement de doigts.
Excuse moi si je te parais dure mais nous ne sommes pas dans un rêve.
Lysebeth " |
" encore ne faut-il pas faire de démagogie...
voici deux des nombreux textes édifiants à lire et relire.
peut être que le rôle des associations et la votre en particulier est de ne pas mettre dos à dos les opéréEs en france et les opéréEs à l'étranger mais de lutter contre cet état de fait qui prend en otage toute celles qui n'ont pas les moyens de se payer ses opérations, en faisant le nécessaire pour que ce texte soit enfin respecté (article L1110 du code de la sécu)
Toute personne a, compte tenu de son état de santé et de l'urgence des interventions que celui-ci requiert, le droit de recevoir les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l'efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire au regard des connaissances médicales avérées. Les actes de prévention, d'investigation ou de soins ne doivent pas, en l'état des connaissances médicales, lui faire courir de risques disproportionnés par rapport au bénéfice escomptéArticle 41 (article R.4127-41 du code de la santé publique)
(commentaires révisés en 2003 )
- Transsexualisme
Les interventions chirurgicales que réclament les rares sujets atteints de ce que l'on appelle "transsexualisme" sont des mutilations qui ont longtemps été considérées comme illégitimes et interdites.
Les spécialistes, qui ont étudié le transsexualisme, ont cependant reconnu qu'il s'agissait d'une anomalie psychique très particulière (et non d'une déviation endocrinienne). Ils ont admis la notion d'un "sexe psychologique" pouvant être différent du sexe morphologique, du sexe gonadique, du sexe génotypique. Certains considèrent que la transformation anatomique que les transsexuels demandent avec persévérance ne doit pas leur être refusée, et pourrait améliorer leur condition et leur comportement social (avec l'appoint d'un traitement hormonal permanent). Ces questions sont encore controversées, d'autres psychiatres restant sceptiques sur la valeur des résultats.
Avant d'accéder aux demandes des transsexuels, il est recommandé de prendre de grandes précautions :
- observation clinique très compétente, car il ne faut pas confondre le transsexualisme avec l'homosexualité, le travestisme, une idée délirante ou une idée parasite au cours d'un syndrome dépressif ;
-
période probatoire d'au minimum une ou deux années et
psychothérapie d'essai avec le concours d’un spécialiste expérimenté dans les cas de transsexualisme ;
- consultation de plusieurs spécialistes avant de retenir l'indication d'intervenir chirurgicalement.
En Suède et en Allemagne, des lois reconnaissent l'existence des transsexuels.
Le transsexuel demande toujours la transformation de son état civil et dans tous les pays la jurisprudence évolue (
voir note 3)
.
Le magistrat ne se prononce qu'après une expertise menée par des médecins particulièrement compétents. Il accorde assez volontiers un changement de prénom. Les tribunaux n'ont accordé le changement d'état civil que dans des cas où le transsexualisme, après un recul suffisant, avait été dûment authentifié.
En définitive, il convient, pour les médecins, d'être particulièrement prudents devant les demandes d'hormonothérapie qui engagent l'avenir ;
pour les chirurgiens, envisager de procéder aux mutilations demandées ne peut se concevoir qu'après une expertise psychiatrique et endocrinologique très complète et une observation prolongée. Il semble préférable que le chirurgien pressenti n'intervienne pas avant qu'une décision du tribunal ait accordé la possibilité de changer d'état civil. Le médecin ou le chirurgien doit argumenter soigneusement sa décision et prévoir d'avoir éventuellement à s'en justifier en cas de litige ultérieur.
si on lit entre les lignes que veut dire psychotérapie d'essaie? les trans seraient des cobayes? des bêtes de foire sur qui on peut tout se permettre?
pour les chirurgiens, envisager de procéder aux mutilations demandées, donc c'est pas une réassignation mais de la boucherie.serait-ce un constat d'échec? il me semble que oui, surtout si la sécu met ceci.."il semble préférable que le chirurgien présenti n'intervienne pas avant qu'une décision du tribunal ait accordée la possibilité de changer d'état civil...et de devoir argumenter "serieusement" sa décision et prévoir a s'en justifier en cas de litige ultérieur...."
et là c'est écris noir sur blanc dans le code de la sécurité sociale...
Extrait du rapport VALLANCIEN sur la qualité des soins et la sécurité des interventions et la sécurité des patients.(pour info guy Vallancien est professeur en médecine et chirurgien, donc je pense que si il fait se lamentable constat sur la chirurgie transsexuelle c'est qu'il doit être suffisament crédible pour se le permettre et le rendre en main propre au ministre de la santé. il souligne la qualité lamentable des opérations de réassignations, et va même jusqu'à proposer d'accréditer des équipes étrangeres....
mais pourtant au lire de certaines nous avons les meilleurs chirurgiens....
du fait de ces graves restrictions à l’accès des personnes concernées au système de santé (hôpitaux publics, Sécurité Sociale), il faut déplorer, malgré les promesses faites, les résultats toujours très insuffisants des quelques équipes chirurgicales françaises pratiquant des vaginoplasties et des phalloplasties. Ces équipes n’atteignent pas le même degré de sécurité et de qualité fonctionnelle que les équipes étrangères en exercice dans le reste de l’Europe, et même dans certains pays, auxquelles s’adressent les personnes transsexuelles françaises. Selon les renseignements recueillis par les associations d’aide aux personnes transsexuelles, il est vraisemblable que moins de 10 opérations sont réalisées chaque année par les équipes chirurgicales concernées (Paris, Lyon, Marseille). Cela explique une situation catastrophique, qui devrait conduire à la non-habilitation des équipes concernées (une équipe de Toulouse a de fait cessé ce type d’interventions après une série noire; l’équipe chirurgicale de Marseille est actuellement arrêtée du fait de l’indisponibilité du seul chirurgien pratiquant ces opérations). Au contraire, à Gand (Belgique), on peut estimer que l’équipe de l’hôpital universitaire pratique entre 100 et 150 de chacune de ces opérations (vaginoplasties et phalloplasties) par an, dans des conditions réduisant au maximum les risques de mortalité et morbidité! Le rapport Vallancien remis récemment au ministre de la Santé vient de souligner la nécessité de pratiquer un nombre minimal d’opérations (40 50/an pour un type d’opération donné) pour assurer aux chirurgiens un niveau d’efficacité et de sécurité satisfaisant. On en est loin dans les opérations ci-dessus évoquées, bien qu’il s’agisse ici de grands hôpitaux urbains où seule devrait primer la recherche d’une sécurité et d’une qualité des soins maximum. À défaut d’une centralisation sur un seul centre hospitalier au niveau national, une autre solution plus radicale et audacieuse pourrait être recherchée: l’accréditation de certaines équipes étrangères, de l’Union Européenne notamment, par les autorités médicales françaises "Puis mon post faisant suite:
" J' ajoute que malheureusement on constate que ce qui se passait il y a quelques années au sein des équipes françaises autoproclamée " officielle " et composée " d' experts " autoproclamés perdure encore...
Aussi, quand on voit que la Sécurité Sociale utilise toujours le terme de " mutilations " au lieu de SRS, cela ne pousse pas les chirurgiens français à améliorer leurs techniques, en allant s' instruire à l' étranger, avec des équipes reconnues mondialement.
Quand on voit la consultation des déclarations d' intentions des praticiens en ligne sur le site de la HAS, c' est édifiant...
Ils ne participent à aucune actions de formation et de partage des avancées techinques chirurgiens étrangers...
Ca en dit long...
Je trouve scandaleux, limite non-assistance à personne en danger, de ne pas vouloir faire bouger les choses en se contentant de plébisciter une telle politique vis-à-vis des trans...

"
A réfléchir...