Bonjour,
Alors tout d'abords si j'écris ce mot, ce n'est pas pour me faire plaindre, ni pousser un coup de gueule, je penses qu'il est nécessaire que je témoigne, car l'inceste ne concerne pas que les femmes, mais aussi les hommes, voici mon récit :
Ma naissance :
Je nacquis en juillet 1973 dans l'ouest de la
france, dernier d'une famille de quatre, je vis le jour dans un couple
qui se casse la figure. Je n'étais pas désiré, ni par l'un, ni par
l'autre.
Mon enfance :
Mes parents se sont
séparés alors que j'avais 5 ans, pour moi c'est l'écatombe. 6 ans, les
premiers abus, mes parents étaient naturistes, dabords c'était des
caresses sur la plage, mon pere aimait me masser le dos et les fesses.
Moi cela me derangeait pas, je pensais que c'était normal.
Le
dimanche c'était les repas de famille qui n'en finissaient pas. Un jour
nous sommes allés chez un oncle qui possédait une exploitation
agricole, le pere de mon géniteur était present. Le repas c'est fini en
fin d'apres midi, et le soir nous avons fait une soupe à l'oignon,
j'aimais la soupe à l'oignon, aujourd'hui je ne la digere plus. Donc le
pere de mon géniteur était la et on devait dormir chez cet oncle que je
n'ai jamais aimé. Il n'y avait pas de lit pour moi, le seul endroit où
je pouvais dormir c'était dans le lit de ce grand pere, que je trouvais
tres froid. Pendant la nuit, il s'est collé à moi et ma carressé le
sexe, je ne disait rien j'étais pétrifié, et je pleurais en silence.
Vers
5 ans je suis parti avec ma mere sur paris, on a galerer de logement en
logement, d'hlm en hlm. J'étais un enfant solitaire qui parlait pas ou
tres peu. Ma mère a essayé de m'integrer chez les scouts, mais je
n'aimais pas. Dans des sports co, pareil j'aimais pas. Ce que j'aimais
c'était de m'enfermer dans mon monde imaginaire.
Pendant les vacances j'allais chez mon père, la bas, y habitait ma grande soeur et un grand frere.
Quand
nous sortions en famille mon pere avait honte de la façon dont je
m'habillais et ordonnais à ma soeur de m'habillais, cela a duré jusqu'a
l'age de 14 ans environ. Malgré mes protestations, je me laissais
faire. Le soir pour m'endormir mon pere venait me faire des calins, un
peu spéciaux, il aimait me carresser le torse et mon sexe. Quand je
n'arrivais pas à dormir j'allais le voir et il m'autorisait a dormir a
ces cotés, et pendant que je dormais il me carressais, un jour je me
suis reveiller car je sentais un truc dur et chaud contre ma bouche,
c'était son sexe, cela fut le premier viol, suivi de tant d'autre avec
sodomie. Quand il me remettais dans mon lit. j'attendais qu'il ferme la
porte de sa chambre et j'allais me frapper le pied avec un marteau,
jusqu'en avoir mal.
En dehors des vacances je vivais chez ma
mere qui, inquiete de mes resultats scolaire et de l'état dans lequel
je revenais de chaque vacances de chez ce pere, m'envoya chez un
pedo-psychiatre. Enfin quelqu'un a qui je pouvais parlé de ce que je
vivais chez mon pere. En fin de consultation il dit à ma mere, votre
fils est tres imaginatif, je penses qu'il serait bon qu'il aille
habiter chez son pere. Moi j'étais éffondré de la nouvelle. Je devais
ecrire à mon pere pour aller habiter chez lui. Il a refusé une premiere
fois. Moi j'étais heureux, ma mere était en colère. Je lui envoyait une
seconde lettre alors que j'étais en internat et que j'adorais y etre. A
la seconde lettre il a accepter, j'étais tres en colere, me mere
heureuse.
Jusqu'a sa mort, mon pere a profité de moi.
Mon ex frere :
F.
second de la famille et premier des garçons, etait un ado tres dur,
c'est a dire qu'il n'acceptait pas ses freres qui habitait chez sa mere
qui était partie sur paris. Il montrait sa colère en me privant de ses
jouets, m'engeulais, me frappais, me menaçait. Quand je faisais un
chateau de sable il aimait detruire ce que je faisais, je pleurais
j'étais tres en colere, mon pere ne disait rien. J'ai pris de la
distance il y a deux ans. Mon ex-frere n'aime pas les gens qui sont pas
à leur compte et qui n'ont pas de fric. Il n'aime pas celui qui se
plaint tout le temps. Il aimait me frapper dans le ventre. Un jour
lorsque j'avais 14 ans environ, je prenais mon bain et je me suis lavé
les cheveux, a un moment donné j'ai senti un liquide chaud sur mon
crane, il était en train de m'uriner dessus. A partir de ce moment là,
je me suis sentis brisé en mille morceaux, il m'avait humilier, et lui
il se marrait. Bref, je suis heureux de ne plus le voir.
Le plus beau jour de ma vie :
C'était
le jour du décès de mon geniteur, à 56 ans, son père à lui était dcd
quand j'avais 10 ans, ce jour là je n'étais pas triste. Donc le mois de
mars 1990 fut un mois de liberation. Lorsque que mon deuxieme frere
m'annonce sa mort (celle de mon geniteur), ma premiere réaction fut de
rire aux eclats, je me suis dit : "enfin libre !", la nuit de sa
disparition je suis allé dormir chez une tante, en descendant les
escaliers la premiere réaction que j'ai eu, fut :"ah j'ai super bien
dormi". Apres sa mort mes resultats on remontés et j'ai réussi a avoir
le bac alors que de son vivant les profs se demandaient ce que j'allais
devenir.
J'ai réussi a avoir un boulot puis plusieurs et de
faire du theatre pendant 15 ans et 7 ans école du cirque. J'adorais
etre sur scene, faire le clown. J'étais enfin heureux.
Ma mère :
Cette
femme qui fut ma mère, est née dans une famille de l'ouest de la
france, son père un homme tres dur et sa mère une femme tres fourbe.
Donc
cette mere qui, pendant des années m'a couvé et parlé de mon pere en ne
m'épargnant pas les détails de leurs vie conjugale, cette femme qui
pendant des années nous a dit qu'elle etait heureuse d'avoir des
enfants comme nous, mais en meme temps nous disait que le boulot
qu'elle faisait, elle ne l'aimait pas. Cette femme m'a culpabilisé. A
chaque fois que je faisais quelque chose, elle me disait mais tu sais
M. ton frère, il a fait ça et cela et c'est super, elle me métait
toujours en seconde position. Quand j'ai commencé a bosser, la premiere
reaction fut, etre surveillant n'est pas un vrai métier, alors je me
suis aventuré dans l'interim, j'aimais pas trop, je voulais a tout prix
etre indépendant financierement. Bref, jusqu'au jour où j'ai rencontré
ma moitié, j'ai pris de plus en plus de distance et finalement j'ai
coupé les ponts, je l'appelle de temps en temps mais c'est rare.
Aujourd'hui :
J'ai créer une association, dont la présidente est une femme, j'ai trouvé un boulot où l'on me fait confiance et dans lequel je n'ai pas un chef qui soit sur mon dos constament, et je vie en parfaite harmonie avec ma femme et mes deux toutous.
Merci de m'avoir lu
Amicalement
Romain