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| Auteur | Message |
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Louise Administratrice

  Age : 58 Inscrit le : 11 Mai 2006 Messages : 5037 Localisation : Dijon et/ou Besançon
 | Sujet: To psy or not to psy... Ven 2 Fév - 20:13 | |
| Dans ces histoires là, on trouve tout et n'importe quoi, y compris le contraire...
Certain(e)s sont, je dirais viscéralement, anti psys... sans doute ont-ils (elles) leurs raisons... Après tout "A chacun sa vérité" (Luigi Pirandello)... 
Pour ma part, j'ai connu mon psy grâce à une amie (Jeanne) que je regrette beaucoup d'avoir perdu de vue (en fait c'est elle qui a coupé les ponts..) opérée en Août 2003 à UZG... et qui en avait bien bavé du côté suivi psy avant de tomber (par hasard ?) sur cet homme intelligent et ouvert qui pose comme postulat que la transidentité n'est pas une pathologie... J'étais donc sa deuxième trans... et il ne lui a pas fallu cinq séances pour poser un diagnostic jamais remis en cause depuis... Il m'a cependant sortie d'un épisode dépressif très violent fin 2004 début 2005 (4 mois 1/2 d'arrêt de travail), et, si je n'étais pas, à cette époque là, prête au "passage à l'acte" (i.e.suicide, en termes choisis..) je n'en étais pas passée loin... Mais ma situation familiale très favorable m'a retenue de faire cette bêtise là... Je peux comprendre sans difficulté qu'une personne seule, lâchée de partout, enfoncée par un (des) psy(s) ayant oublié le FOND du serment d'Hippocrate (même s'il est devenu "serment médical" : "Je ferai tout pour soulager les souffrances."), puisse voir dans le suicide la seule issue à un problème qui lui apparaît alors sans solution... Je maintiens que le dialogue et l'entraide, sans constituer des garanties absolues, peuvent contribuer à apporter des soulagements à des souffrances que malgré tout seule la personne en transition (avant, pendant, après..) peut gérer au fond.... Et le dialogue et l'entraide peuvent AUSSI venir d'un psy..
Formé ou pas formé ?? je crois que la question ne se pose pas là... Est-ce que quelqu'un mettrait en doute la "formation" de certain(e)s psys qui se posent en "Spécialistes" (avec un grand S et des gros guillemets..) des questions trans... Sans doute que non.. Mais formation et déformation ne diffèrent que de deux petites lettres... L'honnêteté c'est bien autre chose, qui ne s'apprend pas dans les amphis.
Si tu as, Elizabeth, trouvé LA personne prête à (essayer de) te comprendre, t'aider et t'accompagner dans ton parcours, peu importe qu'il ou elle soit "expert près des tribunaux" ou "professeur des universités".. L'empathie ne se mesure pas à la taille de la carte de visite, mais à la dimension de la relation HUMAINE... qui est souvent inversement proportionnelle aux honoraires réclamés..
J'ai vu mon psy 43 fois depuis Novembre 2003.. (=43 x 1€) Parfois parce que j'étais très mal (hé oui, même moi.. ) mais le plus souvent pour des discussions ouvertes et qui n'avaient vraiment pas l'air d'être des parties de thérapie... Et je suis loin d'être dépendante... Cependant parfois, chacun(e) d'entre nous peut avoir besoin d'une oreille extérieure, neutre , honnête et objective pour s'aider à réfléchir... Bises Louise  _________________ Dis toi d'abord QUI tu veux être Puis fais en conséquence ce que tu dois faire ! (Epictète, philosophe grec stoïcien du 1er siècle) C'est fait ! (Avatar: à Montréal, J.opé + 17) Pour le reste: http://pagesperso-orange.fr/louise.olivier (mise à jour le 7/10/2008) |
|  | | Ester Level 8 - Illu


  Age : 56 Inscrit le : 12 Oct 2006 Messages : 278 Localisation : Prés de PARIS
 | Sujet: Mieux comprendre... Dim 4 Fév - 23:54 | |
| | Susanne a écrit: | On lit parfois dans vos postes une phrase comme; ‘’plutôt mourir que renoncer’’ au parcours.
Quelles valeurs doit on porter à cette menace, est-elle crédible ? Doit elle en parler à son psy ? Quelles conclusions faut il en tirer ? Bise Susanna |
Bonsoir, J'extrait de ma page pour les transsexuelles http://perso.orange.fr/ester/transno.htm ces deux citations pertinentes
| Citation: | | Il faut bien comprendre que les transexuelles sont des personnes qui n'ont pas pu survivre en homme. Leur comportement avant et pendant leur transformation est guidé par leur instinct vital: elles utilisent au besoin des solutions extrêmes. |
| Citation: | | De plus il faut comprendre qu'entre transformation pour n'être plus homme et le suicide pour ne plus être, la différence n'est pas aussi grande que l'on croit. |
Certaines trouveront peut-être exagérées ces affirmations, mais personnellement je ne le crois pas. J'ai souvent eu des messages pour me remercier d'avoir ainsi bien exprimé le fond du problème.
En ce qui me concerne, sans parler de suicide, je considère, depuis bien longtemps, que la vie est longue. C'est d'ailleurs écrit dans ma bio. Je suis tout de même contente d'avoir fait ce que j'ai fais. Bises Ester |
|  | | Louise Administratrice

  Age : 58 Inscrit le : 11 Mai 2006 Messages : 5037 Localisation : Dijon et/ou Besançon
 | Sujet: Re: + + + SUICIDE + + + Lun 5 Fév - 0:04 | |
| | Louise a écrit: | (...) Les facteurs d'environnement ont un poids immense (famille, travail...) ainsi que la satisfaction ou non des besoins d'appartenance et d'estime de soi... (...) |
C'est ce que j'écrivais un peu plus haut dans ce débat.... Et ce que je ne disais pas explicitement, c'est que la rupture d'équilibre d'un de ces facteurs peut avoir des conséquences "dramatiques"... Et je ne suis pas plus à l'abri qu'une autre, je suis consciente d'être encore, même moi, très fragile sous certains cotés...
Ester a fort bien exprimé ça... Etre ou ne pas être.. ou ne plus être...
Bises Louise  _________________ Dis toi d'abord QUI tu veux être Puis fais en conséquence ce que tu dois faire ! (Epictète, philosophe grec stoïcien du 1er siècle) C'est fait ! (Avatar: à Montréal, J.opé + 17) Pour le reste: http://pagesperso-orange.fr/louise.olivier (mise à jour le 7/10/2008) |
|  | | Louise Administratrice

  Age : 58 Inscrit le : 11 Mai 2006 Messages : 5037 Localisation : Dijon et/ou Besançon
 | Sujet: Un rapport de 1996... Mer 22 Aoû - 7:30 | |
| J'ai trouvé ça par hasard sur un site que je ne visite que très rarement et je le copie-colle avec les réserves d'usage.. Bises Louise
UN VIEUX RAPPORT DE 1996 FAIT SURFACE SUR LES SUICIDES DES TRANS
7. A propos du suicide des transsexuels
1. Introduction 1 2. Facteurs favorables ou déclenchants 1 2.1. le problème de l'acceptation sociale générale 1 2.2. l'attitude psychiatrique 2 3. Comment éviter les risques de suicide 3 3.1. Une nouvelle attitude psychiatrique 3 3.2. Une nouvelle attitude judiciaire 5 3.2. Une nouvelle attitude de la société 6 4. Bibliographie 6
Présentation du document : Fichier: SUICIDE.DOC, date de création: 9/4/96, Edité le: 18/10/04 03:10, Auteur: B.L., Nombre de pages: 1 1. Introduction
D'après une statistique anglaise de la "Gender Association" de Grande-Bretagne, 1/5 des transsexuels se suicideraient [1]. A cause de son taux important de suicide et d'automutilations sexuelles, le transsexualisme est un problème grave. La souffrance est vraiment réelle, elle n'est pas simplement le fait d'une lubie. Le problème est très profond, le transsexuel n'est pas un simplement un hypocondriaque qui s'écouterait beaucoup. Quand un transsexuel annonce son intention de se suicider ou de s'automutiler, il faut toujours prendre au sérieux sa menace. Son passage à l'acte n'est jamais une simulation ou simplement un appel au secours. Ce n'est pas toujours un chantage pour obtenir plus vite l'opération. Le suicide se veut et est le plus souvent une "solution" définitive à un problème "sans issue". Le désir de mourir ou le fait d'avoir voulu souvent mourir existe chez les transsexuels des 2 sexes. Ce désir est très fréquent dans les 2 sexes.
2. Facteurs favorables ou déclenchants :
2.1. le problème de l'acceptation sociale générale
Ce qui favorise nettement le désir de mourir est tout d'abord le manque de tolérance sociale ou la moquerie envers les transsexuels et l'accumulation de blessures, de déconvenues, de vexations qui pourront à la longue avoir raison de sa résistance ou de son désir de vivre, ou le pousseront de plus en plus de changement de sexe, pour résoudre le plus "rationnellement" possible ses problèmes. Il a par exemple d'abord la moquerie des petits camarades d'école pour un comportement anormal de l'enfant, par rapport à son rôle sexuel et social habituel. Le garçon sera par exemple trop délicat, refusant anormalement la violence de se vouloir se battre. Et donc pourra être traité de "mauviette". Tête de turc de ses camarades, il aura la phobie d'aller à l'école. Ses résultats scolaires s'en ressentira. Des parents incompréhensifs, intolérants, durs, rendant le dialogue avec eux impossible, pousseront l'enfant à s'enfermer de plus en plus sur lui même. Le désir de changement de sexe, n'est pas le plus souvent fait d'une décompensation psychotique et le fait d'une "érosion" de la lutte de conserver sa raison (on craquerait subitement, après avoir résisté longtemps, et on tombe dans une psychose, en supportant plus la réalité toujours éternellement contraire à son désir), mais c'est avant tout souvent au contraire un acte "rationnel". C'est parfois un moyen de trouver une solution, quand toutes les solutions autres ont été essayées, et qu'on se trouve plus que dans une situation qui semble sans issue. C'est alors soit la solution du suicide, soit celle du changement de sexe. Une meilleure acceptation et meilleure compréhension sociale éviterait beaucoup de suicide et surtout paradoxalement beaucoup de désirs de changer de sexe. Il est très difficile pour un transsexuel de parler de son problème, car être pris pour un psychotique, avec tout le contexte lourd et de crainte qui se rattache à ce mot, est souvent insupportable voire intolérable. Le transsexuel avance souvent dans la vie "masqué. Il a un devoir important d'information de la population pour faire passer le message, que, quelque soit la cause du problème (psychose ou force biologique ? etc...), le problème est grave, profond et qu'il a une réelle souffrance. Le transsexualisme n'est pas une déviance _ qui suppose un choix _, ni une toquade, ni une simulation. Le transsexuel ne simule pas, il est sincère. Le transsexualisme est de l'ordre de la personnalité et nécessiterait une remise en cause profonde de la personnalité, autre raison qui peut pousser transsexuel à vouloir se suicider. Une meilleure compréhension par les juges français, en favorisant le changement d'état civil des transsexuels opérés (de toute manière c'est irréversible et on ne reviendra pas en arrière) et celui qui ont été reconnu comme transsexuels vrais par les équipes spécialisés, après une longue période de probation et d'observation, éviteraient d'augmenter la souffrance, les vexations et le chômage pouvant conduire à prostitution ou au suicide.
2.2. l'attitude psychiatrique
L'attitude psychiatrique française ne favorise pas le désir de vivre des transsexuel ou leur confiance envers le corps médical Le transsexuel est le plus souvent sincère. Et il désire profondément exposer très honnêtement son problème. Du point de vue du transsexuel, son sentiment est le plus souvent très pur, honnête, voire presque religieux, sans aucun soupçon, dans son esprit. Et certains transsexuels, se sentant très bien comme ils sont, ne peuvent pas comprendre ce que on leur en veut, pourquoi on cherche à les changer, où les pousser à l'esprit critique envers leur sentiment (réflexion critique toujours douloureuse, car le plus incomprise par le transsexuel, et tellement dure ou voire impossible, tellement ce sentiment lui est pur et naturel). C'est cette suspicion permanente, le fait que le fait que l'idée ou la revendication du changement de sexe soient considérés comme malsains aux yeux de la société, opposée à son vécu intérieur lui paraissant naturel et insoupçonnable à ses yeux, alors qu'il est sûr de n'être que victime de la nature, qui le mine progressivement et le conduit à vouloir mourir. Or son sentiment, perçu de la majorité des personnes même par les personnes les plus compréhensives, est toujours perçu comme d'origine psychologique ou comme une psychose. Le transsexuel est profondément blessé par ce doute, ce soupçon ou cette suspicion qu'on a toujours son sujet. Il aura donc une prédisposition à cacher son sentiment, à dissimuler son mal. Ne rencontrant qu'incompréhension et l'appréhendant et la craignant a priori cette incompréhension, à juste raison, il n'arrive le plus souvent plus à exposer honnêtement son problème (sans crainte, culpabilisation, sans le peur d'être pris pour une folle ou un fou). Tout devient une permanente et éternelle source de blessures. Le transsexuel a toujours un énorme besoin de pouvoir enfin parler, de rencontrer compréhension et une grande et véritable écoute, mais il ne la rencontre jamais.
De plus le transsexuel sera souvent mal perçu car ayant un mauvais caractère hypersucceptible ne facilitant pas la thérapie. Certains psychiatres lassés ou peu courageux abandonneront dès le départ, sachant que c'est un des problèmes les plus difficile de la psychiatrie avec les psychoses (d'autant qu'il n'y a pas d'exemple connu de transsexuels guéris dans leur désir de changer de sexe ou de leur sentiment d'appartenir au sexe opposé).
Certains psychiatres particulièrement incompréhensifs, exprime dès le départ leur impatience, leur agacement, pensant avoir affaire à une lubie, à un problème passager ou à une simulation, à une "fanatisation" momentanée (alors que le problème et les blessures sont profonds et souvent remontent très loin dans le passé). Ce qui est aussi déroutant est l'extrême lucidité des transsexuels, le fait qu'ils ont déjà longtemps réfléchi à leur état. Dans ce cas, on pourrait à tord minimiser leur problème, y voir un simple délire d'interprétation ou croire à une simple simulation pour d'étranges raisons. Certains impatients et ne voyant pas la solution, et parfois par une crainte sincère pour leur patient, exhorteront leur patient à s'ôter de l'esprit cette idée dangereuse socialement ou pour son intégrité physique. Ou bien il culpabilisera le patient et lui fera les gros yeux. Ou bien il emploiera tous les moyens pour le décourager : ne pas répondre à son courrier, le faire attendre longtemps, le dévaloriser etc ... La psychothérapie de "soutient" consistera à exhorter le patient à faire des efforts pour s'en "sortir". Si le transsexuel a de plus confiance dans son médecin, il se culpabilisera encore plus. Et comme malgré ses efforts il n'arrive toujours pas à trouver la solution, il sera encore plus mal dans sa peau. Et il ira peut-être au suicide. Ou bien revenant du système psychiatrique, il haïra ou ne fera plus du tout confiance à ce dernier. Certains psychiatres chercheront à décourager le transsexuel, en leur faisant parler dans le vide, en ne portant aucun intérêt au discours du patient (ce dernier se découragera, pensent -ils), ou augmentant ses tarifs dès qu'on sera qu'on a affaire un transsexuel. Le patient vient normalement pour résoudre un souffrance et trouver enfin une écoute attentive bienveillante, et non pour souffrir encore plus. Ces attitudes "thérapeutiques" en fait feront plus de mal que de bien. Toutes ces attitudes ne feront bien au contraire que favoriser à la longue les passages à l'acte et à convaincre que les psychiatres ne sont que des "sinistres charlatans". _________________ Dis toi d'abord QUI tu veux être Puis fais en conséquence ce que tu dois faire ! (Epictète, philosophe grec stoïcien du 1er siècle) C'est fait ! (Avatar: à Montréal, J.opé + 17) Pour le reste: http://pagesperso-orange.fr/louise.olivier (mise à jour le 7/10/2008)
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  Age : 58 Inscrit le : 11 Mai 2006 Messages : 5037 Localisation : Dijon et/ou Besançon
 | Sujet: suite.... Mer 22 Aoû - 7:30 | |
| 3. Comment éviter les risques de suicide
3.1. Une nouvelle attitude psychiatrique
Une attitude psychiatrique totalement et radicalement inversée devrait être en fait adoptée. Par nature, les transsexuels (du moins en France), sont par nature, très méfiants et souvent hypersucceptibles.
Il est donc extrêmement important tout d'abord de capter leur confiance. Sans cela aucune thérapie n'est possible. Il important d'établir une relation de d'amitié à la longue, ou en tout cas de l'orienter dans ce sens, sinon avec la même considération que l'on porterait à tout un chacun et non comme envers un malade mental proche de la psychose. Il est très important de ne jamais psychiatriser le patient ou d'avoir une attitude qui laisse transparaître qu'on prend le patient pour un psychotique ou un malade mental (d'autant que la plupart ont niveau d'intelligence supérieure ou très supérieur à la moyenne et se sont déjà souvent déjà informé sur le problème). Les blessures étant souvent lointaines, profonde, il faut les traiter avec beaucoup de patience. La thérapie sera toujours (très) longue. Il est important de respecter le sentiment du patient et d'éviter toujours si possible de le blesser. "On marche souvent sur des oeufs" dans ce domaine. Il faut d'abord rechercher avec lui les causes de son problème et le faire participer très progressivement à cette recherche (mais sans vouloir brûler les étapes). Il faut que la conversation soit vivante, qu'elle aborde beaucoup ou le maximum de questions, même sur des domaines n'ayant rien à voir avec le sujet. Il faut briser la glace. Il important de faire exprimer au patient tout ce qu'il pense, ce qu'il a sur le coeur et qui est bloqué continuellement en lui (tournant au "petit vélo" ou à l'obsession). Mais il faut toujours beaucoup patience et de respect envers le patient avant, avant d'obtenir un témoignage "décontracté". La confiance acquise, ce qui était sur le coeur et qui ne pouvait s'épancher souvent alors se libère. Tout à coup des souvenirs lointains, peuvent remonter à surface et un premier fil d'Ariane peut être trouvé pour débobiner l'écheveau inextricable du problème. Puis des phénomènes mystérieux et incompréhensibles s'éclaireront et un entrelace de fils conducteurs apparaîtront. Ce ne sera pas encore gagné mais un grand pas sera franchi. Le dialogue (si possible d'égal à égal) et la confiance mutuelles sont essentiels, sinon le patient s'enfermera de nouveau dans un discours monolithique, voire "fanatique" ou dans une biographie conformiste (proche de la langue de bois). Il est important d'être toujours être honnête avec le patient (même si une chose ne peut être dite à un moment donné et ne peut être dite que parfois beaucoup plus tard). Toute blessure mérite compréhension, sensibilité, tact et ne doit pas être à la légère. Si cette ouverture vers les confidences peut être enfin obtenue, on s'apercevra alors que : par exemple, le patient a en fait douté, ou bien a douté par moment, de la légitimité de son sentiment, dans le passé. C'est seulement au cours du temps que sa conviction s'est renforcée. Au départ ce n'était par exemple qu'une inclinaison "de coeur" vers l'autre sexe. qu'il n'avait peut-être pas pensé au départ au changement de sexe comme ultime solution, si n'y aurait pas été poussé à la longue par les circonstances. qu'il a fait un moins une fois des tentatives de changer dans le sens de son sexe biologique. Pour une personne qui se sent femme, elle aura fait par exemple, son service militaire, aura fait un métier plutôt masculin (conducteur de camion, d'engin ...), ou un sport viril _ rugby etc..., ou aura tenter d'analyser son problème. Pour une personne qui se sent homme, elle aura tenté de s'habiller de façon élégante, se maquiller avec soin, d'avoir tenté de se laisser fleurter par des hommes et d'essayer d'être désirable etc... En fait, on verra que ces personnes ont fait des efforts, on cherché des solutions diverses plus ou moins rationnelles Ces dernières attitudes sont en fait plutôt rassurantes sur la santé mentale et sur le potentiel d'esprit critique du patient. Il a toujours une capacité d'esprit critique chez tout transsexuel, sans exception. qu'elle n'ont pas tout dit au départ, dans leur biographie (ce qui ne veut pas dire que la personne a menti par omission sciemment et consciemment).
Deux questions importantes à poser aux transsexuels est de savoir s'ils estiment leur problème irréversible (inguérissable) et surtout pourquoi ? Cette question peut être le germe d'un début de dialogue critique, source peut-être d'un début de compréhension du problème, s'il est conduit avec honnêteté. C'est cette conviction d'irréversibilité qui est le problème le plus important de la question transsexuelle.
Un problème extrêmement inquiètent est dans la méthode française du traitement du transsexualisme est la question de l'enjeux, qui se cache derrière le "traitement", du patient transsexuel, par les équipes officielles. Quand un transsexuel, en vient à demander son changement de sexe auprès d'une équipe spécialisée, c'est que par un certains nombres d'expériences, il est déjà convaincu que son problème est irréversible, qu'il n'y a plus à attendre ou à tergiverser, qu'il est déjà très mal, que ce n'est plus le plus souvent plus qu'une question de vie ou de mort (ou dont l'échéance est proche s'il ne prend pas une initiative). Donc plus vite, il pourra changer de sexe mieux cela vaudra. Il rendra donc sa biographie "efficace" dans le sens de son désir (et conforme à son désir). Il vivra dans la crainte que la moindre chose, puisse être révélé, et puisse remonter aux oreilles des médecins l'équipe spécialisée, puis ultérieurement aux oreilles du juge ou du tribunal qui aura à juger le dossier du changement d'état civil. Il s'enfermera dans un discours qui ne variera pas d'un pouce pendant le temps de la thérapie. il se aussi coupera éventuellement de toutes ses relations qui puissent constituer un danger pour lui. Beaucoup de transsexuels ont avoué à l'auteur que c'était ainsi et que c'était regrettable mais qu'ils n'avaient pas le choix (!). Cette situation peuvent être extrêmement tendue et voire très paranoïde à la longue (Il a d'ailleurs souvent une ambiance proche d'une paranoïa généralisée; chez les transsexuels, semblable parfois à celle qui régnait dans la résistance sous l'occupation. L'assassinat du Pasteur Doucet n'a d'ailleurs pas arrangé la situation). Ces médecins ont souvent une position toute puissante, jacobine, césariste sur la décision d'accorder ou non le changement de sexe à leur patient et ces médecins sont vu par le patient ayant droit de vie ou de mort sur eux. Le patient n'est pas libre en France de changer de sexe, pas libre de se faire opérer à l'étranger _ c'est tout à prendre ou à laisser _, même si la qualité des opérations chirurgicales laissent à désirer en France. Ce n'est pas comme en Hollande, Allemagne et tous les pays de la communauté européenne (sauf l'Irlande et la Grèce). On pourrait même (!) se demander si certains médecins ne profitent pas de leur situation de toute puissance (!???), même s'il faut aussi reconnaître que beaucoup de ces médecins sont souvent aussi de bonne foi et sincères. Si le verdict de l'équipe au cours du traitement est le refus, alors il a beaucoup de chance alors que le patients aille tout de suite se faire opérer à l'étranger. Le refus n'aura pas résolu le problème, en fait. Un traitement peut très bien concilier raison, esprit critique avec coeur et compréhension. Il a une limite où l'esprit critique systématique et incessant devient déraisonnable et insuportable.
On doit ensuite aborder le thème du suicide. Celui-ci a priori serait logique et concevable que si la souffrance est trop forte et qu'il n'y a aucun espoir (comme dans le cas de l'euthanasie). Mais, il faut montrer qu'il a toujours des solutions, même imparfaites, surtout dans le domaine transsexuel et que tout doit être et sera si possible entrepris, sans fanatisme. Que tout sera fait pour diminuer la souffrance réelle des transsexuels. Mais il ne faut pas tromper les transsexuels sur les possibilités ou les impossibilités (le niveau d'information des transsexuels est assez élevé).
3.2. Une nouvelle attitude judiciaire
Aucune disposition légale ne peut faire diminuer le phénomène transsexuel. Vouloir fermer le robinet du changement de sexe, c'est faire apparaître toujours des fuites ailleurs. Le phénomène est "incompressible", tout au plus aménageable, de manière humaine. Le verrouillage des changements d'états civils, cas actuel, conduit souvent les transsexuels à falsifier leur carte d'identité, leur passeport, leur n° de sécurité sociale, à votre en marge. Certains arrivent à vivre de manière transparente sans se faire détecter et de façon quasi normale. Mais les plus honnêtes se suicideront ou souffriront encore plus.
Il faut au contraire, faire que le changement d'état civil, puisse être plus facile et surtout être permis même sans opération, du moment que l'apparence est crédible, comme c'est expérimenté actuellement en Hollande. Ce changement d'état civil, ne coûtera rien à la société (d'autant plus qu'il est probable que le service militaire va bientôt disparaître) et il permettra d'éviter l'opération et voire de permettre à la personne revenir ultérieurement sur sa décision. Il ne représente aucun risque pour l'ordre public. La seule obligation morale du transsexuel est de révéler sa véritable nature à son/sa futur partenaire. Mais tout le reste doit rester du domaine du droit au respect de la vie privé.
3.2. Une nouvelle attitude de la société
Il est important que s'amorce un mouvement de société. Il est important de faire comprendre la souffrance des transsexuels à cette dernière et que, quelque soit leurs qualités et défauts, ils sont victimes de plus d'injustices et de brimades que la moyenne des citoyens. Les médecins par leur cautions morale et scientifique ont un rôle important d'information sur ce sujet auprès de la société. A défaut de se déclarer, au niveau social, leur état ouvertement tel qu'ils sont, sans culpabilité, il est important que les transsexuels puissent parler et être écoutés. Peut-être, la création d'un lieu d'écoute _ espace ou carré d'accueil des transsexuels _ par exemple sur Paris pourrait être suggéré. L'idéal pour les transsexuels serait une société plus décontractée où la justice française s'informe mieux sur le phénomène et rempli son rôle d'humour pour certains problèmes sans danger réels pour la société, et en permettant au contraire de résoudre certains problèmes sociaux particuliers douloureux, à avec sensibilité, finesse et adresse. La justice se devrait elle aussi pouvoir aussi faire preuve de compréhension et de tolérance.
4. Bibliographie
[1] Un homme dans Elle, journal d'un Transsexuel, Paul Hewitt, Editions n°1, 1996 (1995 pour l'édition anglaise).
Rédigé le 30/05/2007 source : http://associationlabaronne.noosblog.fr/mon_weblog/trans/index.html _________________ Dis toi d'abord QUI tu veux être Puis fais en conséquence ce que tu dois faire ! (Epictète, philosophe grec stoïcien du 1er siècle) C'est fait ! (Avatar: à Montréal, J.opé + 17) Pour le reste: http://pagesperso-orange.fr/louise.olivier (mise à jour le 7/10/2008) |
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 | Sujet: Re: + + + SUICIDE + + + Mar 28 Aoû - 7:47 | |
| Suicide en Algérie
Toutes les 12 heures, une personne se donne la mort
La personne qui a avalé une quantité de détergent ou de barbituriques à en satisfaire son appétit a-t-elle perdu le goût de la vie ou le sens de la saveur ? Une fois le corps sans vie subit une autopsie, le rapport du médecin légiste révèle que «cette personne a mis fin à sa vie». Dans un pays comme le nôtre où le mot «patience» doit être de rigueur, il a été démontré que toutes les 12 heures, une personne se suicide.
Resté tabou dans notre pays, ce phénomène est pris aujourd’hui, en considération par le secteur de la santé. Dans la plupart des cas, les moyens les plus usités pour mettre fin à ses jours sont l'absorption de détergents ou de barbituriques, la défenestration et la pendaison. Cette dernière est courante à l’intérieur du pays. Bien entendu, cela dépend de la quantité avalée et du détergent absorbé dans la majorité de cas, même un lavage d’estomac en urgence n’est pas efficace pour sauver la personne. Reste que le suicide est une énigme pour les médecins, la famille des victimes qui par la suite culpabilise de n’avoir pu comprendre ou essayer de sauver le suicidé. Des sociologues cherchent à résoudre voire à enrayer ce maux qui s’amplifie de jour en jour.
En Algérie, ce sont environ 10 000 personnes qui tentent de mettre fin à leurs jours chaque année, pour la plupart ce sont des adolescents. Un drame qui a pris les dimensions d’un phénomène de santé publique. Pour sensibiliser sur ce fléau qui prend des proportions alarmantes ces dernières années, un professeur en psychiatre exerçant à l’hôpital Frantz-Fanon de Blida et ayant participé au symposium en 2004 sur ce thème d’actualité nous révélera qu’«il y a déjà une vingtaine d’années, de nombreux experts prévoyaient une explosion de pathologies psychosociales dans la majorité des pays dans les années 2000, y compris notre pays qui n’est pas en marge de ce cataclysme». Et d’ajouter : «Les motifs de consultation étant pour 75% de nature psychologique, particulièrement chez les jeunes.»
D’ailleurs, l’OMS dans son dernier rapport consacré exclusivement à la santé mentale, a indiqué que la dépression figure parmi l’une des principales causes de morbidité, sinon la première, et que parmi les dix principales causes des handicaps et d’invalidités, cinq sont de nature neuropsychiatrique. Le suicide fait donc partie de ce qu’on appelle «les nouvelles morbidités», au même titre que les autres comportements à risque prédominant chez les adolescents et les adultes jeunes, en l’occurrence «l’abus des drogues, les toxicomanes, les conduites suicidaires, les accidents et les traumatismes, les violences intentionnelles et non intentionnelles, de même que la transidentité».
Si l’on se réfère à la Classification internationale des maladies (CIM) et les spécialistes dans le domaine que nous avons interrogés s’accordent tous à dire que «dans 80% des cas, le candidat au suicide présente des troubles psychiatriques ou des troubles de la personnalité, pas forcément pathologiques, mais facilement décelables par un professionnel de la santé mentale». A la lumière de toutes ces explications, la tragédie du suicide dans notre pays serait donc aisément évitable pour peu qu’un réseau de centres d’écoute médico-psychologique soit largement déployé dans la communauté, c’est-à-dire dans des dispensaires de quartier, villages, écoles, centres de formation et même dans les universités. La multiplication de ces espaces thérapeutiques de proximité dans les établissements éducatifs permettrait à coup sûr de traiter la souffrance morale des sujets en détresse.
27-08-2007 Souaâd Grine Source: ici
pcc Louise  _________________ Dis toi d'abord QUI tu veux être Puis fais en conséquence ce que tu dois faire ! (Epictète, philosophe grec stoïcien du 1er siècle) C'est fait ! (Avatar: à Montréal, J.opé + 17) Pour le reste: http://pagesperso-orange.fr/louise.olivier (mise à jour le 7/10/2008) |
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  Age : 56 Inscrit le : 12 Oct 2006 Messages : 278 Localisation : Prés de PARIS
 | Sujet: Des raisons évidentes... Mar 28 Aoû - 13:34 | |
| Bonjour, Ce drame des suicides en Algérie est la conséquence de la politique (inconséquente) qui y est menée depuis des années. Si tant d'algériens veulent venir en France c'est bien que la vie chez eux y soit difficile (pour ne pas dire intenable). Le suivi et l'aide psychologique sont certes utiles mais ne sont pas à la mesure du problème. Il faut s'attaquer aux causes et non pas aux conséquences. J'ai longtemps vécu en Algérie entre 1960 et 1973 et je ne crois pas que la situation aie pu s'améliorer. Mes parents sont restés jusqu'en 1986 et ils n'ont pas observé d'amélioration non plus. Ester |
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