| | | peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? | |
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| Auteur | Message |
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claire_de_lune Level 7 - Lara Croft - Bob Morane

 Nombre de messages: 112 Age: 40 Localisation: Mexico
 | Sujet: Re: peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? Sam 18 Oct - 1:46 | |
| | Marielle a écrit: | transidentité = la souffrance dans la transition fin de de la transition = libération
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Marielle, je suis tout à fait d'accord avec toi. Simplement, je pense que que la fin de la transition n'est pas la même pour tout le monde. Il arrive un moment où on se trouve en harmonie avec soi-même, et soudain, on se rend compte qu'on est arrivé au bout de sa transition. C'est ce qui m'arrive en ce moment. Je n'ai pas eu de SRS, et pourtant, je me sens bien désormais. Mais pour moi, il m'a fallu passer par la FFS et des implants mammaires.
Je n'irais jamais dire aux transsexuelles qu'elles n'ont pas besoin de SRS, bien que je n'en ai jamais éprouvé le besoin. Alors, par pitié, en échange, j'aimerais qu'on respecte celles qui ont besoin de passer par la FFS.
Je me demande pourquoi je devrais me faire mal à essayer d'accepter mon corps alors que je n'y arrivais pas. J'ai dù faire un effort énorme pour accepter mes hanches étroites car la chirurgie ne permet pas de les changer, mais pourquoi devrais-je souffrir toute ma vie d'une poitrine de fillette de 12 ans alors que je peux me payer des implants ?
Comme Emma a changé son avatar, j'ai aussi changé le mien car j'ai cru comprendre que l'image est secondaire. J'ai donc mis ma tête de jeune fille d'il y a 3 ans.
Plus sérieusement, je suis un peu blessée. Quand je suis rentrée dans le milieu trans, j'avais la vision très classique véhiculée par les médias, vision dans laquelle je ne me reconnaissai nullement. Des gens m'ont ouvert les yeux : "Ah bon, on peut être trans sans détester son sexe ? Et on a le droit d'aimer les femmes ?" Ces personnes m'ont réconforté car je me suis rendue compte que finalement, j'avais le droit d'exister.
Cependant, je ne trouve aucun réconfort dans des débats sur la déconstruction des genres. Pour moi, chacun fait ce qu'il veut et adopte le genre qu'il veut, y compris moi-même. Mais je ne vois pas l'intérêt de vouloir imposer sa vision du monde aux autres, à part pour leur dire : "vous êtes encore bien jeunes, vous n'avez réfléchi à rien, vous verrez quand vous aurez atteint la même sagesse que moi". Voila du moins comment je percois les propos de certaines ici.
Pour finir, je dirai que ma transition, si elle m'a obligé à beaucoup me documenter pour comprendre ce qui m'arrivait, a avant tout été dictée par mes émotions, et non par la réflexion. _________________ Vivre ses rêves plutôt que de rêver sa vie.
Claire
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|  | | Magali Administratrice

 Nombre de messages: 2566 Age: 51 Localisation: BRUXELLES
 | Sujet: Re: peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? Sam 18 Oct - 7:47 | |
| | Louise a écrit: | Ce forum est, à mon avis, un lieu où les échanges, les apports d'information , les témoignages, les interrogations suscitées, doivent permettre à ceux/celles dont la réflexion partielle ou insuffisante (les aspects rationnels) est brouillée par l'omniprésence des émotions (les aspects irrationnels), de rééquilibrer les deux pour éviter les déceptions (au minimum) ultérieures autant que faire se peut. Tout part des ressentis, c'est évident, encore faut-il canaliser ceux ci pour qu'au final la Vie (sociale) reste (pour soi même) vivable... Bises Louise  |
Que dire de plus? Rien! j'adhére entièrement. _________________ Qui donne ne doit jamais s'en souvenir, qui reçoit ne peux jamais l'oublier (proverbe juif). Hâtons-nous de succomber à la tentation avant qu'elle ne s'éloigne (Epicure).
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|  | | Lil level 12 - Archanges


 Nombre de messages: 1567 Age: 56 Localisation: France & Canada
 | Sujet: Re: peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? Sam 18 Oct - 8:20 | |
| | Magali a écrit: | | Louise a écrit: | Ce forum est, à mon avis, un lieu où les échanges, les apports d'information , les témoignages, les interrogations suscitées, doivent permettre à ceux/celles dont la réflexion partielle ou insuffisante (les aspects rationnels) est brouillée par l'omniprésence des émotions (les aspects irrationnels), de rééquilibrer les deux pour éviter les déceptions (au minimum) ultérieures autant que faire se peut. Tout part des ressentis, c'est évident, encore faut-il canaliser ceux ci pour qu'au final la Vie (sociale) reste (pour soi même) vivable... Bises Louise  |
Que dire de plus? Rien! j'adhére entièrement. |
Elle a une belle plume ma Louisette
Bises_________________  Je préfère être détestée pour ce que je suis, qu'aimée pour ce que je ne suis pas. |
|  | | Magali Administratrice

 Nombre de messages: 2566 Age: 51 Localisation: BRUXELLES
 | Sujet: Re: peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? Sam 18 Oct - 9:27 | |
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|  | | Marielle Level 11 - Anges


 Nombre de messages: 1072 Age: 52 Localisation: nantes
 | Sujet: Re: peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? Sam 18 Oct - 11:13 | |
| Désolée Clair de lune c'est uniquement mon avis mais peut ètre la définition des mots ne sont pas appropriés chaque personne est unique ! dans 2 ou 3 ans j'écrirai de nouveau mes impressions ! cette définition cela peut ètre différente ! pour l'instant je mème un combat contre la non acceptation !l'incrompréhension de mon amie ,encore ce matin transition =séparation .En Février je quitte la maison ! si ce n'est pas de la souffrance ? c'est quoi ?quand je vois ta photo (ton avatar 3 ans avant ) je me dit oui patience dans la transition mais dans quelle limite bonne journée ! Marielle P.S: LOUISE a toujours une bonne réponse a ces questions ! |
|  | | andreea Level 8 - Illu

Nombre de messages: 294
 | Sujet: Re: peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? Sam 18 Oct - 11:22 | |
| marielle y a pas de limites c est toi et ton miroir et toi et comment tu te sens en société clair je regrette ton avatar  bisous  |
|  | | Marielle Level 11 - Anges


 Nombre de messages: 1072 Age: 52 Localisation: nantes
 | Sujet: Re: peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? Sam 18 Oct - 11:37 | |
|  OK ! Andreea ! je vais remplacer mon AVATAR je pensais qu'un peu de couleur et me dévoiler peu a peu serait un mystère que l'on découvre au fils du temps Tu peux me prèter une photo chère Andreea ??? (cela m'arrangerai ,les petits poils que je rase tous les matins me 'titille'' j'ai rendez a la fin du mois pour le lazer dans quelques semaines je vais ètre soulager ,une séance toutes les 3 semaines Et mes cheveux sont pas assez long !! plus mes cheveux poussent plus l'échéance de mon départ de la maison ce précise ! tu vas Andreea quand j'aurai la coiffe Bretonne tu pourras sonner le Biniou  OUI !! je sais que tu es belle Andreea mais chacune d'entre nous est belle a sa manière devant le miroir Clair de lune l'a dit ce matin Je ravie d'avoir eu des tes nouvelles Andreea !(que j'estime et respecte ) bise ! je vais Miam!!Miam Marielle |
|  | | andreea Level 8 - Illu

Nombre de messages: 294
 | Sujet: Re: peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? Sam 18 Oct - 11:58 | |
| tu me fait rire marielle tu sais y a un an j avais pas de photo aujourd hui j ai des luettes pas pour faire star juste pour cacher mes bleu que bui ma laisser hihihiii il faut beaucoup de patience avant de comencer a s aimer ,et apres tu oubliera l autre ....................enfin c est surtout pour les jeunes je pense tient une questions pour celle qui on fait leur transition apres 50ans moi j ai l impression que la personne que j etais avant n etais pas moi ,avez vous cette sensations impression dans votre corps bisous |
|  | | ¤Léa¤ Level 5 - Ma Dalton - Astérix
Nombre de messages: 76
 | |  | | delphine33 Level 10 - Wonderland

Nombre de messages: 755
 | Sujet: SUPPRIME Sam 18 Oct - 16:27 | |
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Dernière édition par delphine33 le Sam 4 Juil - 22:47, édité 1 fois |
|  | | Magali Administratrice

 Nombre de messages: 2566 Age: 51 Localisation: BRUXELLES
 | Sujet: Re: peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? Sam 18 Oct - 18:24 | |
| Tout cela est bien vrai, Mais différent pour moi, mon parcours dans ma précedente vie n'a pas été très valorisant et j'ai fait beaucoup de ratés. C'est sûrement pour celà que si je ne renie rien j'ai sincérement des trous énormes dans la mémoire pour tout ce qui touche à avant. Il y a vraiment des jours où je ne me rends même plus compte qu'un avant à existé, et pourtant c'était un avant de plus de 40 ans. _________________ Qui donne ne doit jamais s'en souvenir, qui reçoit ne peux jamais l'oublier (proverbe juif). Hâtons-nous de succomber à la tentation avant qu'elle ne s'éloigne (Epicure).
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|  | | andreea Level 8 - Illu

Nombre de messages: 294
 | Sujet: Re: peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? Sam 18 Oct - 18:48 | |
| ouii louise je suis d accort avec toi ,j ai la trentaine mais ma vie commence maintenant ma vie avant etait tellement .............mais je suis la maintenant c est le principale ,c est plus facile quand on a pas eu de vie ce qui etait mon cas , si j aurais vraiment voulu avoir aucun regret sur ma vie ,j aurais du commencer a 6ANS ,je regarde devant moi et j avance,j avance bisous les filles |
|  | | anaelle Level 5 - Ma Dalton - Astérix

 Nombre de messages: 67 Age: 41 Localisation: paris (petit pantin)
 | Sujet: Re: peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? Dim 19 Oct - 16:07 | |
| Allé un p'tit grin de sel Il y a la femme qui est en nous ,si tu sais vivre en harmonie avec l'image que tu progettes dans le miroir parfait .... Et ,je ne vois pas l'interré d'allé faire une chirurgie de féminisation. Maintenant la plus part d'entre nous on une image de la femme fèminine, beaucoup on recour a des opèrations de fèminisation pour ce fèminisé ,alors dans notre transition pourquoi on entreprend le laser ,la thermolise , ex tous ceci dans la souffrance ,pour obtenir une image et un physique que les autres percoive comme féminine .ah les autres ce n'est pas seulement tous ces actes qui te feront devenir femme ,c'est plus profont que cela, cela passe par une gestuelle ,un comportement, une voi ,même parfois un sourire qui t'ouvriron toutes les portes du paradi si je peu parler ainsi . Maintenant pour moi il a pas plus saint que devenir femme comme on le désire ,le contraire m'etonnerais tout de même . _________________ "Une petite impatience peu ruine un grand projet"
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|  | | Italie1984 Level 1 - Fifi Brindacier - Boule et Bill

Nombre de messages: 8
 | Sujet: La nuit des fils revenants.... Sam 10 Oct - 21:54 | |
| Je ne sais pas si je vais me faire gronder pour avoir exhumé un fil qui, apparemment, n'a pas eu de suite depuis près d'un an, mais j'avoue que la question que l'on y pose, en guise de titre, est pour moi très tentante. Peut-on imaginer un parcours de transidentité hors de la souffrance? C'est bien entendu une question rhétorique, car chacune et chacun d'entre nous, quelque soit sa trajectoire, ne connaît que trop les douleurs que ce passage engendre, infailliblement. Tout d'abord - ou, du moins, c'est ce que je ressens - on est forcé à mentir, dès qu'on a conscience de ce que l'on est. Je dis bien qu'on en forcé, tout en sachant pertinemment que c'est par faute de courage qu'on se laisse mentir. Mais vous savez toutes et tous combien il est difficile que d'avoir CE courage-là. Comme je l'écrivais il y a quelques jours dans mon post de présentation, je crois que le premier, énorme mensonge que je dois prononcer chaque jour est celui de me présenter par mon nom. "Bonjour, moi c'est David", en regardant droit dans les yeux mon interlocuteur. Eh bien souvent cet interlocuteur devient mon ami, un être aimé ; hélas cette amitié restera fondée sur ce mensonge initial. Et déjà ça, pour moi du moins, c'est déchirant. Je sais bien que je ne suis pas en train de parler de la transition en elle-même, mais de la phase de pénombre qui la précède. Ne connaissant que cette dernière, pour le moment, je ne peux que pressentir les espoirs et les tourments de ceux et de celles qui entreprennent un véritable parcours de transition. Mais pourquoi d'ailleurs parler de transition, si ce mot signifie un passage d'un état à un autre? Est-ce que ma condition peut vraiment s'apparenter au verbe "être"?... Je mens sur qui je suis, donc je ne suis pas. Le beau jour où j'aurai le courage d'être et par conséquent de vivre je n'aurais donc pas transitionné mais tout simplement décidé de vivre. Je crois que c'est un choix, le choix de vivre, que chaque être humain doit faire, à un moment donné. C'est inévitable: on a beau insister sur le fait que la vie est un droit, et c'est vrai, mais il faut savoir dire "oui" à ce droit, quand on nous l'octroie. Pour la majorité des personnes c'est très vite fait, bien que je doute que ça soit indolore, dans tous les cas. Pour nous c'est plus difficile, c'est même effroyablement pénible, parce qu'une partie de nous-mêmes, et pas la moindre, semble s'acharner contre nous. Sans compter les conditionnements extérieurs! Mais je vous débite un tas de banalités très passablement dites... Laissez-moi donc conclure sur un aveu: je ne sais pas encore si un jour, demain ou dans dix ans, j'émulerai le courage de beaucoup d'entre vous. En tout cas, et moyennant toutes les douleurs et les joies d'un aboutissement final, je crains qu'il ne me resterait qu'un seul et immense chagrin, et c'est celui de ne pas pouvoir porter d'enfant. Je sais que c'est puéril de ma part et que ça ne sert à rien de regretter l'impossible, mais ce rêve de maternité qui dort en moi existera toujours. Quelque part il est là pour confirmer à moi-même ma véritable identité. Et peut-être qu'un jour, laissez-moi rêver, quand j'aurai trouvé ce damné courage, et que je serai moi, et que le monde sera un peu moins "mal fait", je pourrai être la mère d'enfants adoptés, ou du moins me mettre au service de l'enfance. Ce jour-là je serai vraiment moi, la petite Marie, qui sera née pour quelque chose. Je m'aperçois que je viens de faire un gros hors-sujet... Ou peut-être pas, puisque pour répondre à la question initiale j'ai parlé de ma souffrance. En tout cas ça m'a fait du bien d'en parler et encore une fois je remercie MM et ses habitant(e)s d'être là! |
|  | | Magali Administratrice

 Nombre de messages: 2566 Age: 51 Localisation: BRUXELLES
 | Sujet: Re: peut on penser la transidentité hors de la souffrance ? Dim 11 Oct - 9:47 | |
| Tu ne seras pas grondée au contraire, c'est un sujet intéressant et développer des idées sur des questions de fond est pour moi toujours plus enrichissant que de bêtes querelles sur des points matériels. Tout le monde n'est pas capable ou ne veux pas se dévoiler non plus. Tu le fais comme il faut et je te comprend trop bien quand tu dis que cela te fais du bien d'en parler. Oui, au moins une partie de la vie (je ne dis pas parcours volontairement) d'un(e) trans est faite de "souffrances" morales et physiques. Je réserve parcours pour le moment où la transition est entamée et cette transition,elle, elle peut se faire avec bien moins de souffrances que le restant de la vie déjà écoulée. Bien que nous soyons différentes sur bien des points (jamais eu aucune envie de maternité par exemple) je retrouve pas mal de points communs avec les questions qui ont hanté mon esprit pendant plus de 40 ans. Bonne continuation Marie forza ragazza. _________________ Qui donne ne doit jamais s'en souvenir, qui reçoit ne peux jamais l'oublier (proverbe juif). Hâtons-nous de succomber à la tentation avant qu'elle ne s'éloigne (Epicure).
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